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Rappel : Jules CésarDans le tout premier numéro de la série, j'avais évoqué le chiffrement de Jules César. Pour rappel, c'est le processus de substitution plus connu : on remplace chaque lettre par une autre. Par exemple, A devient B, B devient C, etc.Le système de Jules César (appelé ainsi car Jules César l'utilisait) fut à l'origine de nombreux systèmes plus complexes. Parmi ceux-ci, il y a celui du Belge José Maximilien de Bronckhorst, Comte de Gronsfeld, qui compte parmi les plus populaires. Oui, vous avez bien lu : c'est un Belge ! Coooccorriiicooo ! |
Le système Gronsfeld est une substitution de Jules César, mais qui utilise un décalage variable dépendant d'une clé numérique. C'est là toute l'astuce !
Petit exemple, avec une clé numérique "1734" :
texte clair = B O N J O U R L E S G A R S clé numérique= 1 7 3 4 1 7 3 4 1 7 3 4 1 7 cryptogramme = C V Q N P B U P F Z J E S ZComme précedemment (cf.: Histoire 5/ Nihilistes, 6/ Della Porta), on répète la clé numérique autant de fois que nécessaire.
A chaque lettre du texte clair, on saute x lettres dans l'alphabet (où x= le chiffre donné par la clé numérique), pour obtenir la lettre cryptée. Chaque lettre peut donc être chiffrée par les 10 autres qui suivent dans l'ordre de l'alphabet. Exemple :
texte clair = A A A A A A A A A A
clé numérique= 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
cryptogramme = A B C D E F G H I J
On considère l'alphabet comme circulaire (après le Z, vient le A, puis le B,
etc.). En fait, ce système rappelle celui de Della Porta, mais avec ici 10
alphabets au lieu de 13. Une autre différence, est que ce système-ci ne
demande pas la consultation de tables pour chiffrer/déchiffrer un message.
Avec le système Gronsfeld, se baser sur la méthode des fréquences n'est plus possible. En effet, à une lettre donnée du cryptogramme (ex.: "X"), peut correspondre 10 lettres différentes du texte clair, et vice-versa !
A bientôt !
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