
'The Key to Rebecca' est le titre d'un passionnant roman d'aventure écrit par l'auteur britannique Ken Follett. Publié en Livre de Poche (n° 7473) sous le titre français "Le Code Rebecca", ce roman retrace une imaginaire aventure d'espionnage se déroulant au Caire en 1942, au moment où Rommel, venant de prendre Tobrouk, pensait que la conquête de l'Egypte n'était plus qu'une question de jours.
Ken Follett imagine alors, qu'arrive au Caire un espion nazi, nommé Alex Wolff, qui dispose d'un émetteur radio et utilise pour coder les renseignements qu'il adresse à l'Etat-Major de l'Afrika Korps.
Comment fonctionne ce système de codage ? Laissons Ken Follet nous l'expliquer lui-même :
« Wolff s'approcha du buffet où il dissimulait l'émetteur radio. Il prit le roman anglais et la feuille de papier sur laquelle était inscrit le chiffre du code. Il l'étudia. On était aujourd'hui le 28 mai. Il fallait ajouter 42 -le chiffre de l'année- à 28 pour arriver au numéro de la page du roman qu'il devait utiliser pour coder son message. Mai était le cinquième mois de l'année, aussi allait-il supprimer une lettre sur cinq dans la page. [...] »
« Il décida d'envoyer comme message SUIS ARRIVE. M'INSTALLE. ACCUSEZ RECEPTION. Commençant en haut de la page 70 du livre, il chercha la lettre S. En supprimant une lettre sur cinq, le S était le dixième caractère de la page. Dans son code, il serait donc représenté par la dixième lettre de l'alphabet, le J. Il lui fallait ensuite un U. Dans le livre, la troisième lettre après le S était un U. Le U de SUIS serait donc représenté par la troisième lettre de l'alphabet, le C. Il y avait des fa!ons particulières pour représenter les lettres rares, comme le X, par exemple. »
« Ce type de code était une variation de la feuille unique de bloc, la seule forme de code indéchiffrable en théorie comme en pratique. Pour décoder le message, il fallait avoir tout à la fois le livre et la clef. »
Le codage à l'aide d'un livre est une méthode très courante, et évoquée dans de nombreux films, livres et bandes dessinées. La particularité est qu'ici, il ne suffit pas de disposer du livre, encore faut-il connaître la clef !
Ken Follett a donc raison; un tel système est indécryptable si l'on en possède pas tous les éléments : livre et clef.
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